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Interfaces activables, transfert aux interfaces
L’organisation de systèmes complexes au niveau d’interfaces contrôle des phénomènes aussi variés que le mouillage, l’émulsification, la stabilité de mousses, la perméabilité de membranes. En pratique, la création d’interfaces s’avère souvent plus brève que le temps requis pour atteindre l’équilibre ce qui confère à la dynamique de réponse interfaciale une importance critique. Il faut aborder cette problématique pour maîtriser par exemple le dépôt de couches minces, la formulation de crèmes ou de mousses (alimentaires, cosmétiques, matériaux macro-poreux), ou des systèmes fonctionnels capables de réponses à un stimulus (perméabilisation membranaire, déstabilisation et relargage déclenchable).
Nous abordons la physique et la physico-chimie de tels milieux dans des conditions modèles permettant leur basculement hors-équilibre. La réponse moléculaire réversible à un stimulus spécifique (lumière, pH, etc), et la dynamique de concentration et d’organisation mésoscopique peuvent se combiner pour impacter les assemblages jusqu’à l’échelle macroscopique et amplifier considérablement le basculement stimulable des propriétés. Par ailleurs l’évaporation du solvant permet aussi d’atteindre des situations interfaciales hors d’équilibre qui génèrent des situations très originales.
Notre but est d’une part de mieux comprendre des phénomènes relatifs à la formation de structures hors d’équilibre aux interfaces et d’autre part de concevoir par quelles étapes des composés amphiphiles (surfactants, copolymères multiblocs, et leurs mélanges) s’organisent aux interfaces jusqu’à l’échelle macroscopique.
Membres
François Lequeux, Cécile Monteux, Nadège Pantoustier, Patrick Perrin, Elise Rotureau, Juliette Ruchmann, Sarra Sebai, Astrid Tay, Christophe Tribet.

